Une voix apaisante attendait le visiteur… La radio était restée programmée sur France Culture. Une silhouette féminine se laissait furtivement entr’ apercevoir dans le miroir, avec ses formes douces et désirables, dans les préparatifs embaumés de son sillage. Une église proche faisait entendre le tintement d’ une cloche d’ édifice néo-gothique. Le regard se portait sur le vert paysage du cimetière du Montparnasse. Dans cet îlot de tranquillité, comme une sorte d’ appendice à la rue de la Gaîté, une toile de souvenirs se tissait comme un piège, faite de lectures et de partage, de tableaux de Malévitch, de Nicolas de Staël et des peintres de l’ école de Pont-Aven. Il y avait des rendez-vous dans des théâtres de quartier, où Nathalie Sarraute et Eugène Ionesco étaient mis en scène avec des décors dépouillés et minimalistes, fidèles serviteurs du texte, dans de petites salles, sombres et constituées de gradins, de sièges austères et remplies de ferveur théâtrale. Que pouvait-il advenir de ce tableau, dont la surface progressait régulièrement par petites touches, suivant le procédé du pointillisme ? Le printemps et l’ été, pendant leurs beaux jours, s’ inscrivaient aussi en promenades nocturnes et chaudes, comme pour repousser vers les confins les plus obscurs et redoutés de la pensée ce qui deviendrait irrévocable. Nouveaux Mondes

Bonjour Hervé… Un vrai plaisir que de te lire, entre la lourdeur de ce dimanche d’août sous le signe de l’orage qui ne va pas tarder, je viens te rendre une petite visite et me remémorer Montparnasse, encore un lieu que j’ai fréquenté…tu dois connaître « le petit journal » (et l’autre en face du jardin du Luxembourg)… Que de souvenirs… entre un musicien et un peintre que j’ai bien connu… Que le temps passe vite!..Bon il reste encore à regarder devant nous et rencontrer d’autres gens tout aussi intéressants.
En tout cas je suis contente de te revoir revenir de ce côté-ci ;-)… Bisous
oui, ton texte est doux Hervé 🙂
je n’ai plus trop de temps pour bloguer et disserter chez mes amis comme chez moi !
bise et à bientôt
toute l’atmosphère de Paris dans un texte, come une peinture qui aurait les mots en guise de touches de couleur, ça fait rêver..
Bizz
soupir
C’est votre caleçon ? 😀
On m’a alerté que quelqu’un ici exhibait ses sous-vêtements. Ca va, ils ont l’air propres.
😎
les photos sont fidèles à la réalité d’un instant,quelque soit le regard du passant, les mots eux vivent encore longtemps dans la mémoire de ceux qui les lisent et ce texte particulièrement évocateur fait de nous des spectateurs curieux de connaître la suite!
tableau parisien… et froissement de draps
Nostalgie………………………………………….
c’est ce que j’ai ressenti à te lire………….
Tendresses Hervé.
Il y a deux semaines je suis passé dans votre ville, je m’y suis même arrêté deux jours. Suffisamment pour admirer monuments et cathédrales, rêver assez longtemps dans la maison de Jules Verne, même découvrir sa tombe.
De la rue des 3 cailloux au restau le T’chtio Zinc en passant par l’Hotel Carlton peut être suis je passé pas loin de vous.
Malheureusement, sans adresse, c’était donner trop de poids au hasard.
Amitiés JF.
Suave douceur que celle de l’irrévocable…